Soutenance de thèse : Lucie Laplane

Lucie Laplane soutient sa thèse de doctorat intitulée : "Cellules souches cancéreuses : ontologie et thérapies" le jeudi 24 octobre 2013 à 15h à l'Université de Nanterre.

Cette thèse est effectuée au sein du laboratoire IREPH (EA 373, Université Paris Ouest), sous la direction de Bernadette Bensaude-Vincent (Université Paris I) et Michel Morange (ENS). 

La soutenance aura lieu le jeudi 24 octobre à 15h
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
(200 avenue de la République, 92000 Nanterre, RER Nanterre Université)
Bâtiment B, salle Paul Ricoeur (rdc) 

Le jury sera composé de :

Bernadette Bensaude-Vincent, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, directrice de thèse.
Hervé Chneiweiss, DR1 à Université Paris V Descartes, praticien hospitalier, examinateur.
Charles Durand, Maître de conférence à l’Université Paris VI Pierre et Marie Curie, directeur du Master international « Cell and stem cell biology », rapporteur.
Jean Gayon, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, rapporteur.
Jane Maienschein, Professeur à l’Arizona State University, examinatrice.
Michel Morange, Professeur à l’École Normale Supérieure de Paris, directeur de thèse.

Une nouvelle théorie du cancer s’est récemment imposée dans la communauté scientifique. Selon cette dernière, les cancers se développeraient à partir d’une sous-population bien particulière de cellules cancéreuses, appelées « cellules souches cancéreuses » (CSC). Les partisans de la théorie des CSC soutiennent que les rechutes seraient causées par ces cellules, plus aptes à échapper aux thérapies classiques. En conséquence, ils soutiennent que l’élimination de toutes les CSC, dans un cancer donné, est nécessaire et suffisante pour guérir le patient. Dans cette thèse, je propose d’examiner cette stratégie thérapeutique de ciblage des CSC et je montre que sa capacité à guérir les cancers dépend de la façon dont on envisage la nature de la propriété souche. En effet, les cellules souches cancéreuses sont définies par la possession de la propriété souche, c’est-à-dire par leur capacité à s’auto-renouveler et à se différencier. Cependant, cette propriété elle-même reste obscure quant à sa nature. S’agit-il d’une propriété catégorique ou d’une disposition ? Une cellule non-souche (cancéreuse ou non) peut-elle acquérir la propriété souche et sous quelle condition ? En me basant sur une analyse de la littérature scientifique, je montre que quatre conceptions distinctes de la nature de la propriété souche sont aujourd’hui possibles et que, si la théorie des CSC est vraie, déterminer la nature exacte de la propriété souche est capital pour le traitement des cancers.

Informations pratiques
Thursday 24 October 2013
Université Paris Ouest Nanterre La Défense - Bâtiment B
salle Paul Ricoeur (rdc)