Séminaire Histoire et Philosophie de l'informatique 2015

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Séminaire Histoire et Philosophie de l'informatique : Edgar G. Daylight

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Thursday 15 January 2015 - 16:30 to 18:30
IHPST - Salle de conférence

Edgar G. Daylight (Universiteit Utrecht) interviendra sur le sujet : From the Pluralistic Past to the Pluralistic Present in Programming.

Séminaire Histoire et philosophie de l'informatique : Mark Priestley

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Thursday 12 February 2015 - 16:30 to 18:30
IHPST - Salle de conférence

Mark Priestley interviendra sur le sujet : Making a place for programmers: a new look at John von Neumann’s “first program’.

Résumé de l'intervention : Some computer workers of the mid-1940s, such as Grace Hopper and the "women of the ENIAC", are often referred to as "the first programmers". However, this term was not in use at the time, and the boundaries around different kinds of computer-related work were very fluid. In this talk I will look at accounts from the 1940s about how to solve problems with computers, and trace the emergence of the new role of "programmer".

Séminaire Histoire et philosophie de l'informatique : Giuseppe Primiero

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Thursday 12 March 2015 - 16:15 to 18:15
IHPST - Salle de conférence

Giuseppe Primiero (Middlesex University London) interviendra sur le sujet : Computer Science as Abstraction and Control.

Abstract: Although the philosophical debate on the nature of Computer Science is far from being settled, information remains an essential concept. A fortiori, information represents an optimal conceptual tool to explore the philosophy of computer science. Focusing strictly on the standard notion of digital computational system, I will show how CS is structured in terms of an epistemology of control and an ontology of abstraction on information. I will start from the lowest possible level of abstraction, where information is electric inputs running on wires; consider how that level is controlled through syntax; move to the semantics of programming languages and their control of algorithmic structures; investigate the intentional stance behind the programming and algorithm design practice, and finally summarize the analysis of the information flow within the computational system, analysing briefly how programs are interpreted and checked.

Résumé : Bien que le débat philosophique sur la nature de l'informatique soit loin d'être achevé, l'information y demeure un concept essentiel. A fortiori, l'information représente un outil conceptuel optimal pour examiner la philosophie de l'informatique. En me concentrant exclusivement sur la notion standard de système numérique computationnel, je montrerai comment notre vision de l'informatique peut être structurée par une épistémologie du contrôle et une ontologie de l'abstraction de l'information. Je partirai du plus bas niveau possible d'abstraction, où l'information est vue comme des impulsions électroniques parcourant des fils ; on considérera comment ce niveau est contrôlé par la syntaxe, puis on passera à la sémantique des langages de programmations et leur contrôle des structures algorithmiques. On passera ensuite à l'attitude intentionnelle qu'on peut trouver dans la pratique de la programmation et de la conception d'algorithmiques, pour enfin résumer l'analyse du flot d'information à l'intérieur du système computationnel, en voyant brièvement comment les programmes sont interprétés et vérifiés.

Séminaire Histoire et philosophie de l'informatique : Russ Abbott

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Tuesday 17 March 2015 - 13:30 to 15:30
Baptiste Mélès. Pierre-Eric Mounier-Kuhn

Abstractions and implementations: a computer science perspective on emergence, causality, and multi-level autonomy

Abstract. Fundamental to Computer Science is the distinction between abstractions and implementations. When that distinction is applied to various philosophical questions it yields the following conclusions.

  • Emergence. It isn’t as mysterious as it’s made out to be; the possibility of strong emergence is not a threat to science.
  • Causality and interactions. Physical interaction among higher-level entities is illusory. Abstract interactions are the source of emergence, new domains of knowledge, and complex systems.
  • The relationship between physics and the special sciences. The new domains of knowledge derived from abstract interactions are the basis of the autonomy of the special sciences.
  • Downward causation. It’s a zombie idea that should be replaced by downward entailment. 

Séminaire Histoire et philosophie de l'informatique : Gilles Dowek

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Thursday 23 April 2015 - 16:30 to 18:30
IHPST - Salle de conférence

Gilles Dowek (INRIA) interviendra sur le sujet : Sur la vérité des énoncés en informatique.

 

Séminaire Histoire et philosophie de l'informatique : Gérard Berry

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Thursday 28 May 2015 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Gérard Berry (Collège de France) interviendra sur le thème : "Le traitement du temps et des événements: de la physique à l'informatique".

Résumé : Le temps qui passe reste un grand mystère, dont le langage usuel a toujours été bien incapable de parler précisément : il est souvent réduit à  de jolies métaphores agricoles comme « sur le champ » et « à tout bout de champ », ou à des expressions physiquement étranges comme « le temps passe vite » ou « de longues minutes ». De plus, la mesure du temps a été longtemps erratique, ce qui posait de grand problème aux marins. Elle n’est réellement fiable que depuis la fin du 18e siècle, et l’heure mondiale n’existe que depuis la fin du 19e. En physique, on parle  traditionnellement de la ligne réelle du temps (sa flèche). Mais, en informatique, le besoin de parler de façon plus générale et bien plus souple du temps, et plus généralement des événements temporels, est devenu essentiel : les horloges dirigent le fonctionnement des circuits, l’informatisation des objets et leur mise en réseau conduit à la généralisation des systèmes cyber-physiques (conduite par ordinateurs d’automobiles, d’avions, de robots ou d’objets plus en plus variés, synchronisation temporelle de ces objets et de l’infrastructure), tous les ordinateurs et téléphones sont finement synchronisés à l’aide d’horloges atomiques et de protocoles informatiques sophistiqués, la gestion fine du temps est indispensable pour le fonctionnement interne des réseaux d’information ou d'énergie, les bases de données intègrent non seulement l’information mais aussi le temps auquel elle a été produite, etc.  Nous montrerons que tout ceci exige une approche tout à fait nouvelle du temps et des événements, dans laquelle le temps ou plutôt des temps sont engendré aussi bien par des mètres, des foulées ou des battements de coeur que par des secondes. Le temps devient ainsi fondamentalement multiforme et irrégulier, et ses instants peuvent ou non avoir de l’épaisseur. Nous expliquerons comment on peut rendre formelle cette nouvelle vision du temps pour spécifier et programmer les applications temporelles, et pourquoi les méthodes et langages associés (historiquement développés en France) sont utilisés dans des champs aussi variés que les circuits électroniques, les logiciels de haute sécurité ou la composition musicale.

 

 

 

Séminaire Histoire et philosophie de l'informatique : Frank Varenne

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Thursday 11 June 2015 - 16:30 to 18:30
IHPST - Salle de conférence

Franck Varenne (Université de Rouen) interviendra sur le sujet : L’informatique entre émulation et simulation.

Résumé de l'intervention : Si nous acceptons de reconnaître que l’informatique entendue au sens de computer science n’est en réalité ni la « science des computers » comme nous en avertit Dijkstra, ni même la science du traitement de l’information, que nous reste-t-il pour la caractériser ? Cet exposé proposera de se pencher sur ce que les pratiques contemporaines multiples de modélisation et de simulation laissent voir de la nature de l’informatique. Je suggèrerai l’idée que l’informatique s’y laisse percevoir comme une science et technologie féconde mais - lorsqu’il s’agit de s’expliquer ou d’interpréter ses succès - toujours tiraillée entre des explications invoquant tantôt l’émulation, tantôt la simulation, deux pratiques épistémiques apparentées et pourtant radicalement distinctes. Car si l’émulation n’est qu’une variété de simulation - une « simulation parfaite » (Copeland 2004) -, s’il n’y a qu’une différence de degré entre elles, on ne voit pas bien ce qui expliquerait un tel tiraillement. Or, ce tiraillement interprétatif est bien présent dans les querelles portant sur la simulabilité du vivant ou de l’esprit, par exemple. En revenant sur la différence de nature entre émulation et simulation, en montrant que bien souvent, dans ces débats, on confond effectivement émulation et simulation alors même qu’elles sont parfois toutes deux à l’œuvre dans une même simulation informatique entendue cette fois-ci au sens large, cet exposé proposera de clarifier les raisons de la persistance de telles querelles et ainsi de contribuer à une meilleure compréhension de ce qui fait la puissance ambiguë de l’informatique.