Philosophie de la biologie et de la médecine

Soutenance de thèse : Antonine Nicoglou

Nous avons le plaisir de vous informer qu'Antonine Nicoglou soutient sa thèse de doctorat intitulée : "La plasticité du vivant: histoire d'un concept et enjeux pour la biologie" effectuée au sein de l'IHPST à l'Université Paris 1 sous la direction de Jean Gayon et de Philippe Huneman.La soutenance aura lieu le mardi 19 novembre à 14h30.

J'ai le plaisir et l'honneur de vous annoncer la soutenance de ma thèse de doctorat intitulée:

La plasticité du vivant: histoire d'un concept et enjeux pour la biologie
ISP - Faculté d'éducation
3, rue de l'Abbaye - 75006 Paris
3 ème étage (salle 305)

Métro: Saint-Germain-des-Près (4) ou Mabillon (10)

Le jury sera composé de :
Werner Callebaut, Professeur titulaire au Konrad Lorentz Institute &
Université de Vienne (rapporteur).
Étienne Danchin, Directeur de recherche au CNRS, Laboratoire Evolution
et Diversité Biologique, Toulouse (examinateur).
Jean-Claude Dupont, Professeur à l'Université de Picardie (rapporteur).
Jean Gayon, Professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, IHPST
Paris (directeur de thèse).
Philippe Huneman, Directeur de recherche au CNRS, IHPST Paris
(directeur de thèse).

Le concept de plasticité est progressivement devenu un concept théorique essentiel dans la biologie depuis le début du XXe siècle. Les biologistes s'y réfèrent aussi bien en biologie du développement, pour caractériser la potentialité des cellules à se diviser et à se différencier, en écologie, pour décrire la pluralité des forme observables pour une espèce donnée en fonction des environnements dans lesquels elle se développe, ou encore en génétique, pour préciser la manière dont l'information génétique peut être régulée. Certains auteurs en sont même venus à se demander si le concept de plasticité n'avait pas acquis aujourd'hui l'importance théorique qui avait été accordée au concept de gène en biologie au début du siècle précédent. Dans cette étude, nous proposons une analyse historique et épistémologique du concept de plasticité dans les sciences du vivant. Nous montrons que si le concept opératoire de plasticité sert à caractériser un paradigme épistémique donné - c'est-à-dire le maintien d'un usage singulier, désormais daté, du concept, fortement lié à l'émergence de la génétique -, la récurrence de l'idée générale de plasticité, tout au long de l'histoire des sciences du vivant, signale son caractère essentiel pour envisager certains phénomènes du vivant. Cette étude montre également que si le concept de plasticité est devenu un élément-clé pour penser une « synthèse étendue » de l'évolution, son importance heuristique pour la biologie contemporaine ne se limite pas à cette seule ambition : tel qu'il est mobilisé dans la biologie contemporaine, le concept de plasticité cherche le plus souvent à rendre compte d'une spécificité du vivant.

Soutenance de thèse : Sophie Pécaud

Sophie Pécaud, doctorante à l'IHPST, soutient sa thèse intitulée Systématique phylogénétique et biologie évolutive le vendredi 15 novembre 2013 à 14h, à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, centre Pierre-Mendès-France, salle C 16-05.

Devant un jury composé de :

Jean Gayon, professeur, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur de thèse.
Daniel Parrochia, professeur émérite, université Lyon 3 Jean-Moulin, rapporteur.
Pascal Tassy, professeur, Muséum national d'histoire naturelle, examinateur.
Stéphane Tirard, professeur, université de Nantes, rapporteur.
René Zaragüeta i Bagils, maître de conférences, université Paris 6 Pierre-et-Marie-Curie, examinateur.

La question des rapports entre systématique phylogénétique et biologie évolutive est abordée sous l’angle de la fondation problématique des concepts, principes et règles de la première sur les hypothèses que formule la seconde concernant les processus évolutifs. La question de la nature et du rôle des hypothèses évolutives utilisées par la cladistique est posée à chaque étape de la méthode : formation de taxons de bases, formulation d’hypothèses d’homologie primaires, mise à l’épreuve de ces hypothèses avec la construction de cladogrammes et dérivation de classifications. L’analyse des choix effectués par les cladistes des années 1950 à 1980 aboutit à la caractérisation de trois rôles joués par la théorie de l’évolution dans la cladistique : ceux de théorie fondatrice, de théorie auxiliaire et de théorie d’arrière-plan.

Soutenance de thèse : Lucie Laplane

Lucie Laplane soutient sa thèse de doctorat intitulée : "Cellules souches cancéreuses : ontologie et thérapies" le jeudi 24 octobre 2013 à 15h à l'Université de Nanterre.

Cette thèse est effectuée au sein du laboratoire IREPH (EA 373, Université Paris Ouest), sous la direction de Bernadette Bensaude-Vincent (Université Paris I) et Michel Morange (ENS). 

La soutenance aura lieu le jeudi 24 octobre à 15h
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
(200 avenue de la République, 92000 Nanterre, RER Nanterre Université)
Bâtiment B, salle Paul Ricoeur (rdc) 

Le jury sera composé de :

Bernadette Bensaude-Vincent, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, directrice de thèse.
Hervé Chneiweiss, DR1 à Université Paris V Descartes, praticien hospitalier, examinateur.
Charles Durand, Maître de conférence à l’Université Paris VI Pierre et Marie Curie, directeur du Master international « Cell and stem cell biology », rapporteur.
Jean Gayon, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, rapporteur.
Jane Maienschein, Professeur à l’Arizona State University, examinatrice.
Michel Morange, Professeur à l’École Normale Supérieure de Paris, directeur de thèse.

Une nouvelle théorie du cancer s’est récemment imposée dans la communauté scientifique. Selon cette dernière, les cancers se développeraient à partir d’une sous-population bien particulière de cellules cancéreuses, appelées « cellules souches cancéreuses » (CSC). Les partisans de la théorie des CSC soutiennent que les rechutes seraient causées par ces cellules, plus aptes à échapper aux thérapies classiques. En conséquence, ils soutiennent que l’élimination de toutes les CSC, dans un cancer donné, est nécessaire et suffisante pour guérir le patient. Dans cette thèse, je propose d’examiner cette stratégie thérapeutique de ciblage des CSC et je montre que sa capacité à guérir les cancers dépend de la façon dont on envisage la nature de la propriété souche. En effet, les cellules souches cancéreuses sont définies par la possession de la propriété souche, c’est-à-dire par leur capacité à s’auto-renouveler et à se différencier. Cependant, cette propriété elle-même reste obscure quant à sa nature. S’agit-il d’une propriété catégorique ou d’une disposition ? Une cellule non-souche (cancéreuse ou non) peut-elle acquérir la propriété souche et sous quelle condition ? En me basant sur une analyse de la littérature scientifique, je montre que quatre conceptions distinctes de la nature de la propriété souche sont aujourd’hui possibles et que, si la théorie des CSC est vraie, déterminer la nature exacte de la propriété souche est capital pour le traitement des cancers.

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