Soutenance de thèse : Florent Franchette

Florent Franchette soutient sa thèse de doctorat intitulée "L'hyper-calcul, de la logique à la physique"effectuée au sein de l'IHPST, sous la direction d'Anouk Barberousse (Université Lille 1) et Jacques Dubucs (CNRS).

Le jury sera composé de :
Daniel Andler, Professeur à l’Université Paris 4 Paris-Sorbonne, rapporteur.
Anouk Barberousse, Professeure à l’Université Lille 1.
Jack Copeland, Professeur à l'Université de Canterbury, Nouvelle-Zélande, rapporteur.
Jacques Dubucs, Directeur de recherches au CNRS.
Gualtiero Piccinini, Maître de conférences à l'Université du Missouri, St. Louis. 
Hervé Zwirn, Directeur de recherches au CNRS.

Résumé :
L'analyse de la notion de calcul proposée par les logiciens des années 1930 a permis de définir une limite objective entre ce qui est calculable et ce qui ne l'est pas, à savoir une limite qui ne dépend pas d'un niveau technologique particulier. Cette analyse a eu pour conséquence de ne plus considérer l'étude des ordinateurs comme essentielle lorsque l'on cherche à définir ce qui est calculable. Plus précisément, l'identification des possibilités et des limites théoriques des ordinateurs actuels peut se faire directement à partir de leur modèle mathématique appelé machine de Turing.

Dans ce travail, je soutiens néanmoins qu'il est indispensable de faire appel aux calculs réellement effectués par les ordinateurs si l'on souhaite établir les limites de ce qui est calculable. Ma stratégie consiste à étudier l'hyper-calcul, notion logique qui dénote la possibilité de calculer au-delà des limites définies dans les années 1930. J'évalue en particulier la possibilité de construire physiquement certaines machines, nommées hyper-machines, capables d'hyper-calculer. Une telle évaluation soulève deux questions majeures. Tout d'abord, est-ce que l'hyper-calcul est logiquement possible ? Autrement dit, peut-on formaliser un modèle mathématique pour les hyper-machines qui n'implique aucune contradiction logique ? Ensuite, est-ce que l'hyper-calcul est physiquement possible ? C'est-à-dire, est-ce que la construction des hyper-machines est compatible avec les lois énoncées par nos théories physiques ? Une réponse positive à ces deux questions modifierait en profondeur les limites du calcul communément acceptées depuis la première moitié du XXe siècle.

Informations pratiques
Friday 25 October 2013
IHPST - Salle de conférence