Séminaire Histoire et Philosophie de l'informatique 2016

ANNÉE 2016 : FLEXIONS SUR LES PROCESSUS DE CALCUL, DINFORMATION ET DE PROGRAMMATION : HISTOIRE ET PHILOSOPHIE

Pour l’année 2016 le séminaire Histoire et Philosophie de l’Informatique prend la forme d’un séminaire entre différents laboratoires de recherche. Il sera centré autour de deux axes de recherche, chacun donnant lieu à une série de séances spécifiques.
La première série, intitulée "Interactions entre logique, calcul et linguistique", a pour but l'analyse de l'informatique comme point de connexion entre différentes disciplines traditionnelles, comme la logique, les mathématiques et la linguistique. Ses organisateurs sont Alberto Naibo (IHPST), Liesbeth de  Mol (STL), Shahid Rahman (STL) et Mark van Atten (SND).
La seconde série, intitulée « Histoire et pratiques de l’informatique », se concentre en revanche sur l'étude de l'informatique comme discipline à part entière, essayant notamment d'identifier son domaine d'étude propre par  l'analyse de ses pratiques. Ces organisateurs sont Maël Pégny (IHPST) et Pierre-Éric Mounier-Kuhn (MSH).

Responsable (s): 
Responsable (s) externes: 
MOUNIER-KUHN Pierre-Éric
de MOL Liesbeth
RAHAMAN Shahid
van ATTEN Mark

Séminaire Histoire et Philosophie de l'Informatique, série "Histoire et pratiques de l'informatique"

Cette série du séminaire se concentre sur l'étude de l'informatique comme discipline à part entière, essayant notamment d'identifier ce qui fait la spécificité de son domaine d'étude, de ses méthodes, de ses finalités, de ses concepts et de ses critères par l'analyse de ses pratiques.

Nous nous attacherons à varier les points de vue en réunissant notamment des informaticiens, des historiens, des spécialistes des sciences sociales et des philosophes.

Responsable (s): 
Responsable (s) externes: 
MOUNIER-KUHN Pierre-Éric

Séminaire HPI série "Histoire et pratiques de l'informatique" : Gérard Chazal

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Thursday 9 June 2016 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Intervention de Gérard Chazal (Université de Bourgogne),  "Les miroirs informatiques de l'humain : De la cybernétique aux sciences cognitives". 

Résumé :
Depuis longtemps, l'homme a tenté de construire des machines à son image puis de se comprendre à travers ces machines. Mais ce double mouvement de reflet a pris une ampleur considérable avec l?informatique depuis le milieu du XXe siècle.
On verra d'abord comment les idées à la fois techniques, scientifiques, philosophiques qui président à la naissance de l'informatique, se mettent en place depuis le XVIIe siècle.
Pendant et tout de suite après la seconde guerre mondiale, ce sont en fait deux types de techniques qui apparaissent et entretiennent dès le départ des liens multiples avec d'autres disciplines (mathématiques, physique, neurosciences, psychologie, anthropologie, philosophie mais aussi les arts). Ces échanges interdisciplinaires (vantés dès 1948 par Wiener) donneront naissance aux sciences cognitives.
Nous examinerons successivement ces deux types de techniques, leurs succès, leurs limites, leurs critiques puis, en conclusion, nous verrons comment elles convergent vers des techniques nouvelles en même temps qu'elles supportent ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui la Révolution Numérique. 

Séminaire HPI, série "Histoire et pratiques de l'informatique" : James Ladyman

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Thursday 26 May 2016 - 16:00 to 17:30
IHPST - Salle de conférence

James Ladyman (Université de Bristol) interviendra sur "Landauer's Principle, the nature of computation and the physics of information" ("Le principe de Landauer, la nature du calcul et la physique de l'information").

Abstract:  I review the debate about Landauer's Principle in non-technical terms and how it relates to the debate about what computation is and what information, and how each relates to physics.
Résumé : Je présenterai, en termes non-techniques, une vision d'ensemble du débat sur le principe de Landauer, ses liens avec la nature du calcul et celle de l'information, ainsi que leurs relations à la physique.  

Séminaire HPI, série "Histoire et pratiques de l'informatique" : Martin Schüle

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Thursday 14 April 2016 - 16:00 to 17:30
IHPST - Salle de conférence

Intervention de Martin Schüle  (ZHAW, Zurich University of Applied Sicences). Le titre est : "On the Nature of Computation".

Résumé : 
Computational notions abound in the sciences. Especially in the fields of biology and neuroscience computational capacities are often ascribed to entities and processes. Yet it is not clear what kind of "computation" is at work there. Can it be still treated within traditional computational theory or is some other more general or vague notion of computation needed ? I discuss and assess diverse models of computation as developed in various fields and the main proposals in the philosophical literature in regard to concepts of "computation". A case study on cellular automata, a particular computational model, will then reveal, I argue, the conditions a biological or other system should meet in order to agree with a notion of computation both definable in clear terms and amenable to further scientific research.

Séminaire Histoire et Philosophie de l'informatique, série "Interactions entre logique, calcul et linguistique"

Cette série du séminaire se concentre sur l’étude de l’informatique comme point de connexion entre différentes disciplines traditionnelles, comme la logique, les mathématiques et la linguistique. 

Nous essayerons de comprendre, en particulier, comme les recherches en informatique théorie des ces quarante dernières années ont contribuées à l’évolution et la redéfinition de ces disciplines.

http://calcul.hypotheses.org/

Responsable (s): 
Responsable (s) externes: 
van ATTEN Mark
de MOL Liesbeth
RAHAMAN Shahid

Séminaire HPI, série "Interactions entre logique, calcul et linguistique"

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Wednesday 27 January 2016 - 14:00 to 17:30
IHPST - Salle de conférence

David Nofre, (Universitat Autònoma de Barcelona), "Hidden structures: The early career of Saul Gorn and the making of computer science, 1950 – 1965"

In the early 1960s computer science established itself as a proper field of knowledge, largely concerned with the study of abstract structures of computation rather than with the study of computing machinery. Such preference for abstraction has since then aroused many debates on the nature and purpose of the field, and they continue to play a significant role. Yet what accounts for this historical predisposition toward abstraction? In my talk I will try to make some progress on this question. In particular, I will try to show how the making of computer science involved much more than the simple application of mathematics and logic to the study of computation. To do so, I will focus on the early career of mathematician and computer pioneer Saul Gorn. In the mid-1950s, Gorn was part of a small group of computing specialists in the United States that started exploring ways to formalize computer programming by abstracting away from the actual computer. They did so in part as response to the ascendancy of industry in computing and the resulting increase in the variety of computer models. Yet, such conceptual move was also underpinned by the epistemological and ontological assumption that computers, brains (or minds), programming notations, natural languages, and the formal languages of logic, are all systems fundamentally defined by their common abstract structures. In the last part of my talk I will reflect on the extent to which the raise of computer science thus entailed particular assumptions about the structure of the natural world.

Alain Lecomte (Université de Paris 8), L’interaction à la base du sens, ludique et langage naturel

Dans cette intervention, nous montrerons comment la ludique de Jean-Yves Girard (voire, plus généralement tout formalisme exprimant la « géométrie de l’interaction ») fournit des outils précieux pour penser l’interaction dans la langue et l’usage de la langue. Nous partirons de quelques remarques ayant trait au langage, comme sa grande labilité et le fait que la communication langagière est presque toujours une affaire de coordination entre deux participants qui s’entendent sur les significations, nous référant en particulier à des auteurs comme David Lewis et Robert Brandom. Nous présenterons également la modélisation du dialogue opérée par J. Ginzburg en montrant en quoi le fait de la recadrer dans le formalisme de la ludique permet de rendre compte d’une manière plus naturelle les phénomènes d’attente et de résolution qui se produisent dans le dialogue.