Séminaire Philbio : 2019-2020

Séminaire Philbio - 01 - Johannes Martens

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Tuesday 24 September 2019 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Johannes Martens, Université Catholique de Louvain (UCL) - Fraternal vs. egalitarian transitions in individuality: two processes, one concept?

In the biological literature, a “major transition in individuality” refers to the process by which a new population of biological individuals emerges from a population of entities that were previously able to undergo natural selection. During this process, the lower level entities lose their status as units of selection, and become parts of the higher level individuals (Buss 1987; Michod 1999).

Two sorts of transition are usually distinguished by evolutionary biologists, namely fraternal and egalitarian transitions (Queller 1997). In a fraternal transition, genetical relatedness plays a key role in the “transfer” of individuality from the lower level to the higher level, whereas in an egalitarian transition, the “transfer” depends on the complementarity of the partners, and on the existence of a common reproductive fate between them. The evolution of multicellular organisms is often cited as a paradigmatic instance of fraternal transition, while some symbiotic alliances – such as the eukaryote cell (which resulted from the integration of two or more prokaryotes) – are commonly regarded as bona fide outcomes of egalitarian transitions.

In the biological and philosophical literature, the term “major transition in individuality” is equally applied to describe fraternal and egalitarian events. Yet, significant differences exist between the kinds of organisation that have emerged from these evolutionary processes. In this talk, our goal will be to shed light on the nature of these differences, and to see whether the same notion of biological individuality can be used to account for the higher level outcomes of both fraternal and egalitarian transitions. We will further envisage some of the main implications/limits of a general evolutionary approach for our current understanding of endosymbioses.

Séminaire Philbio - 02 - Anais Bohuon

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Tuesday 15 October 2019 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Anaïs Bohuon, STAPS, Université Paris Sud - Le sport a t il un sexe? L'exemple des contrôles médicaux de sexe imposés aux sportives

Résumé

« Fief de la virilité », vecteur d’une masculinité hégémonique, théâtre d’un discours souvent essentialiste, le champ sportif s’est construit historiquement sur une exclusion stricte des femmes. Elles combattent cette exclusion depuis près de deux siècles, en investissant des pratiques toujours plus nombreuses, en essayant de participer aux compétitions sportives et, plus rarement, en occupant des positions de pouvoir. Par ailleurs, le champ sportif est très propice à la réactualisation de discours et à l’entretien de dispositifs profondément différentialistes, comme en témoignent les contrôles médicaux de sexe, objets principaux de cette communication. Incarnation de la modernité, les pratiques physiques et sportives sont profondément marquées par une bicatégorisation sexuée, où les corps masculins et féminins sont explicitement hiérarchisés. De fait, cette hiérarchie est souvent présentée sans questionnement et apparaît comme une évidence. Ce processus débouche sur une survalorisation du sport masculin. S’il continue d’être opérant pour comprendre le sport du début XXIe siècle, ce concept de « fief de la virilité » est certes le produit d’une réflexion sociologique mais il possède cependant un fondement anthropologique et épistémologique, touchant à la biologie et à la physiologie des corps humains, eux-mêmes construits par plusieurs siècles de discours médico-philosophiques. Il est le produit d’une histoire dans laquelle s’est engagé un nombre incalculable d’acteurs sociaux aux motivations, aux intérêts et aux légitimités diverses. 

Séminaire Philbio - 03 - Antonine Nicoglou

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Tuesday 5 November 2019 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

Antonine Nicoglou, Université de Tours - Nouveau regard rétrospectif sur l'héritabilité et la place de l'environnement

Exceptionnellement, le séminaire Philbio aura lieu de 16h à 18h

Résumé

En 1937, Jay Laurence Lush propose une distinction entre deux formes du concept d’héritabilité : un sens large qui vise à rendre compte du degré de détermination génétique ; et un sens étroit (ou strict) qui vise à rendre compte de la part de la variance génétique relativement à la variance phénotypique. Lush souligne à cette occasion que les travaux de Wilhelm Johannsen – le père du concept de gène – ont été décisifs pour lui, et qu’ils lui ont permis de bien comprendre ce en quoi consiste l’héritabilité au sens large. Dans cette présentation, j’examinerai quelle était la conception originale que se faisait Johannsen de l’héritabilité et je montrerai en quoi cette conception diffère à la fois des deux formes du concept d’héritabilité proposées par Lush mais aussi des usages contemporains de la notion d’héritabilité qu’on trouve parfois sans souvent beaucoup de précision dans la littérature scientifique. Ensuite, je montrerai que la typologie des variations proposée par Johannsen ainsi que celle de certains de ses collègues généticiens agricoles permet aujourd’hui de porter un nouveau regard sur la place de l'environnement dans l'héritabilité, là où elle est généralement ignorée, en offrant une autre manière d’articuler variation et transmission qui ne repose pas entièrement sur le déterminisme génétique.

Séminaire Philbio - 04 - Lauriane Mouysset - REPORTÉ

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Tuesday 3 December 2019 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Lauriane Mouysset, CNRS, CIRED - CONFÉRENCE REPORTÉE À UNE DATE ULTÉRIEURE, INFORMATIONS À VENIR

 

Séminaire Philbio - 05 - Janaina Namba

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Tuesday 7 January 2020 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Janaina Namba, Universidade Federal de São Carlos - Phylogénèse et les fondements biologiques de la psychanalyse

Résumé

Notre recherche a pour but d’offrir une analyse détaillée de ce que nous appelerons les fondements biologiques de la psychanalyse freudienne. Ces fondements se construisent à partir des liens de la théorie freudienne de la phylogenèse de l’appareil psychique, exposée dans Totem et tabou (1913), et de la théorie de la phylogenèse biologique, exposée par Darwin dans L’Origine des espèces (1859), The Descent of man, and Selection in relation to Sex (1871), et  formulée pour la première fois par Lamarck dans la Philosophie zoologique (1809). La particularité de l'appropriation freudienne réside en ce qu’il ne rejette pas la version de Lamarck, mais qu’il cherche à l’incorporer dans le cadre de la phylogenèse de Darwin. Cela se voit surtout dans l’idée de la transmission des caractères psychiques qui, dans l’hypothèse conjecturale de Freud, se fait par la modification d’éléments de l’appareil psychique qui sont liés à la structure de l’espèce. Il s’agit d’un point de vue encore peu abordé par les critiques de la pensée freudienne, bien que certains en aient déjà indiqué l'importance (cf. Grubrich-Simitis, Métamorphoses de L’interprétation des rêves, 2000).

Séminaire Philbio - 06 - Philippe Jarne

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Tuesday 11 February 2020 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Philippe Jarne, CNRS, CEFE - Dynamique éco-évolutive et fonctionnement des communautés biologiques – l’exemple de communautés d’eau douce aux Antilles

Résumé

Alors que les approches écologiques et évolutives ont été menées séparément au cours des dernières décennies pour comprendre les processus gérant la biodiversité, il devient de plus en plus clair qu’elles peuvent être intégrées de façon fructueuse, d’un point de vue à la fois théorique et expérimental. Cela a donné lieu à la naissance de champs de recherche tels que la génétique des communautés ou à la convergence des théories neutres aux niveaux moléculaire et de communautés d’espèces. Une telle approche est particulièrement pertinente quand on considère des ensembles de populations / communautés occupant des habitats fragmentés. Après une introduction générique sur ces questions, je présenterai quelques exemples de questions traitées dans ce contexte pour analyser la dynamique de communautés d’escargots d’eau douce aux Antilles françaises (Guadeloupe). Mes collègues et moi menons depuis l’année 2000 un suivi annuel d’environ 250 sites, essentiellement des mares et étangs, qui abritent environ 25 espèces. En allant d’une perspective centrée sur une espèce vers une perspective considérant l’ensemble des espèces, j’exposerai comment (i) des modèles de structure de populations peuvent être testés par une combinaison d’approches génétiques, démographiques et écologiques, en me focalisant sur une espèce (Drepanotrema depressissimum) ; (ii) l’introduction (invasion) d’une espèce (Physa acuta) a conduit à une évolution rapide chez une espèce congénère (Aplexa marmorata) ; (iii) l’analyse des corrélations de diversité entre les niveaux génétique et spécifique permettent de mieux comprendre les règles d’assemblage des communautés dans une perspective multi-niveau du vivant. J’insisterai aussi sur le fait que les suivis à long terme du type de celui mené aux Antilles, c’est-à-dire ciblant un grand nombre de sites pour lesquels l’information écologique est limitée, couplés avec des analyses génétiques et de laboratoire, constitue un outil puissant pour mieux intégrer écologie et évolution dans les études de biodiversité.

Séminaire Philbio - 07 - André Ariew

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Tuesday 10 March 2020 - 16:00 to 18:00
IHPST - Salle de conférence

André Ariew, University of Missouri - Darwin the statistician (article co-écrit avec Jean Gayon)

Abstract

When Karl Pearson asked Francis and Leonard Darwin whether their father was aware that the theory of natural selection is applicable to statistical analysis, they responded that their father had a ‘non-statistical’ mind. Ever since, commentators and biographers have perpetuated this false impression of Darwin’s shortcomings. In fact, Darwin applied various forms of statistical analyses to develop his theory of natural selection. In the first instance (1850s) Darwin applied a unique form of botanical arithmetic (developed in correspondence with his neighbor John Lubbock) to find evidence of speciation in action. As a result, Darwin overturned his previous convictions about the nature of adaptations, the dynamics of natural selection, and the origin of species and other higher taxa. In Darwin’s second instance (1873) Darwin applied the normal distribution to explain how rudimentary features could possibly evolve, (in particular the evolution of complimentary males in certain cirripedes). Darwin’s use of the normal distribution to explain the workings of evolution by natural selection predates by decades the development of the Modern Synthesis statistical formulations of evolutionary theory. In light of these works we ought to cede to a completely revised view of Darwin’s statistical abilities.

Séminaire Philbio - 08 - Barbara Stiegler - REPORTÉ

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Tuesday 31 March 2020 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Barbara Stiegler, Université de Bordeaux-Montaigne

CONFÉRENCE REPORTÉE À LA SESSION 2020-2021

Séminaire Philbio - 09 - Charles Pence

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Tuesday 19 May 2020 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Charles Pence, Université catholique de Louvain

Titre et résumé à venir

Séminaire Philbio - 10 - Anne-Lise Rey

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Tuesday 9 June 2020 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Anne-Lise Rey, Université Paris Nanterre

Titre et résumé à venir

Séminaire Philbio - 11 - Márcio Suzuki

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Tuesday 16 June 2020 - 14:00 to 16:00
IHPST - Salle de conférence

Márcio Suzuki, Universidade de São Paulo

Titre et résumé à venir